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Narcolepsie : définition, symptômes, causes et autres infos

Narcolepsie : définition, symptômes, causes et autres infos

Malgré plusieurs années de recherche, la narcolepsie reste une maladie mystérieuse. Loin des clichés et des idées reçues, on vous donne toutes les infos sur cette dyssomnie qui touche plus de personnes qu'on croit.

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1. Définition de la narcolepsie-cataplexie

La narcolepsie-cataplexie, autrement appelée maladie de Gélineau, est un trouble du sommeil chronique appartenant à la famille des dyssomnies. Elle se caractérise par une sensation de fatigue extrême malgré un sommeil excessif et le fait de s'endormir soudainement à un moment inadapté. Actuellement, environ 1 personne sur 2800 est touchée par cette maladie du sommeil.

2. Les deux principaux symptômes de la narcolepsie

La narcolepsie se caractérise principalement par deux symptômes : l'hypersomnolence et la cataplexie. Mais d'autres, moins caractéristiques, s'ajoutent également à cette liste.

A. L'hypersomnolence

L'hypersomnolence, c'est le fait de ressentir en permanence une fatigue tellement forte qu'elle vous contraint à vous endormir, peu importe l'endroit ou le moment. Ces accès de somnolence diurne excessive peuvent durer seulement de quelques minutes à 1 heure. Au réveil, le sujet n'expérimente pas de perte de vigilance dans la plupart des cas.

B. La cataplexie

Une attaque de cataplexie consiste en une perte brutale de tonus musculaire due généralement à une émotion soudaine et trop forte. Le sujet perd totalement le contrôle d'un muscle qui ne répond plus (muscles de la mâchoire, du fléchisseur des genoux), ce qui peut entraîner des accidents et notamment des chutes. Durant ces crises qui sont d'une durée très variable, le sujet reste conscient.

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C. Les autres symptômes

Parmi les autres symptômes observables chez les narcoleptiques, on trouve également des accès de paralysie du sommeil. Au moment de s'endormir, ou de se réveiller, le sujet est dans l'incapacité de bouger ou de parler.

Il peut également faire l'objet d'hallucinations. Lorsqu'elles interviennent au moment de l'endormissement, on parle d'hallucinations hypnagogiques et d'hallucinations hypnopompiques lorsqu'elles interviennent au moment du réveil.

3. Les conséquences de la maladie

En elle-même, la narcolepsie ne représente pas de danger particulier en dehors des risques d'accident (chute et autre) qui sont bien réels. En revanche, les conséquences sur la vie sociale, professionnelle et familiale peuvent être fâcheuses. Chez les enfants atteints de narcolepsie, on observe, par exemple, des difficultés scolaires. Ils doivent donc faire l'objet d'un suivi personnalisé.

Pour les adultes, on constate une baisse de la libido chez les personnes atteintes et des performances moindres au travail. Il est donc important, pour les narcoleptiques, de trouver un poste aux horaires aménagés et adapté à leur maladie.

Enfin, la somnolence persistante et fréquente est totalement incompatible avec la conduite automobile. Les personnes atteintes de narcolepsie sévère ne sont donc pas autorisées à avoir le permis de conduire.

4. Les origines de la maladie

Les chercheurs explorent actuellement deux pistes concernant les causes de la narcolepsie : l'origine génétique et l'origine auto-immune.

A. L'origine génétique

On a constaté de nombreux cas de narcolepsie familiale qui apparaissent soudainement à la suite d'un traumatisme, par exemple. Cette hérédité de la maladie a amené des chercheurs à trouver une variation de nucléotide au sein des cellules des personnes atteintes de narcolepsie qui prouve l'existence d'un gène de la maladie.


B. L'origine auto-immune

Les personnes atteintes de narcolepsie présentent, pour la plupart, un déficit en hypocrétine, autrement appelée orexine (une protéine du cerveau). L'hypothèse avancée, c'est qu'une maladie auto-immune s'attaquerait aux neurones qui sont à l'origine de l'hypocrétine. Des études menées par des Agences des produits médicaux ont également amené des experts à mettre en cause certains vaccins qui seraient responsables de plusieurs cas de narcolepsie.

5. Narcolepsie : comment la détecter ?

Deux tests de sommeil sont actuellement nécessaires pour détecter la narcolepsie. Il s'agit de la polysomnographie et du test itératif de latence à l'endormissement. Ces outils permettent de déceler des comportements liés au sommeil seulement partagés par les personnes atteintes de narcolepsie. Par exemple, un sujet narcoleptique a une latence moyenne de 3 à 4 minutes pour l’endormissement, alors qu'elle se situe généralement autour de 15-20 minutes. De plus, les narcoleptiques passent dans le sommeil paradoxal quasi immédiatement. Si ces deux éléments sont réunis, la personne qui passe le test de narcolepsie est donc atteinte de la maladie.

6. Les traitements de la maladie

Comme pour la plupart des troubles liés au sommeil, il n'existe pas de traitement pour guérir, mais seulement pour alléger les symptômes principaux. Les traitements sont de deux ordres : médicamenteux et comportementaux.

A. Les traitements médicaux

Le principal médicament pour traiter la narcolepsie est le modafinil, qui est un stimulant permettant de réduire la somnolence diurne excessive. Malheureusement, certaines personnes ne le supportent pas. Pour traiter la cataplexie, de faibles doses d'antidépresseur sont généralement efficaces. Faibles doses, car ces médicaments peuvent provoquer constipation, troubles de la libido et impuissance. Quant à la qualité générale du sommeil nocturne, elle peut être améliorée grâce à la prise de somnifères. Bien sûr, l'ensemble de ces médicaments doivent faire l'objet d'une prescription médicale validée par un neurologue ou un professionnel du sommeil.

B. Les traitements comportementaux

En plus de ce traitement médical, une personne atteinte de narcolepsie peut également essayer d'améliorer son état grâce à un traitement comportemental. Ce dernier se base sur le respect d'une vraie hygiène de sommeil, et surtout, sur l'organisation de siestes programmées afin d'éviter la fatigue diurne.

Narcolepsie : conclusion

La narcolepsie-cataplexie n'est pas une maladie à prendre à la légère. Ses conséquences pèsent très lourd sur le quotidien des personnes atteintes. Il est donc primordial que celles-ci parlent de leur maladie à leur entourage familial, social et professionnel. Un suivi psychologique est également conseillé, au moins pendant les premiers temps de la maladie. En dehors de cela, la prise des médicaments cités est l'unique moyen d'alléger les symptômes et d'avoir une vie normale.

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