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Paralysie du sommeil : comment l’éviter ?

Paralysie du sommeil : comment l’éviter ?

Se réveiller en pleine nuit sans être capable d’effectuer le moindre mouvement est une sensation terrifiante. Appelé « paralysie du sommeil », ce trouble plus fréquent qu’on ne le pense est pourtant sans danger. Ce phénomène peut être combattu par quelques gestes simples.

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1. À quoi correspond la paralysie du sommeil ?

La paralysie du sommeil est une pathologie fréquente qui entre dans la catégorie de la parasomnie. Il s’agit d’un trouble du sommeil bénin, mais qui peut être effrayant pour les personnes, surtout lorsqu’il s’accompagne d’hallucinations. Durant l’endormissement ou le réveil, une personne souffrant de paralysie du sommeil va se retrouver comme piégée entre le rêve et la réalité. Elle se sent alors pleinement consciente, mais ne peut ni parler ni bouger le moindre membre, avec l’impossibilité de sortir de son lit. Cet état peut avoir une durée variable, allant de quelques secondes à peine à plusieurs minutes. Pendant ce laps de temps, des hallucinations sont également susceptibles d’avoir lieu, avec des images parfois très impressionnantes (ombre, démon, sensation d’étouffement, impression de se noyer, etc.). Fort heureusement, ce trouble n’est pas dangereux pour la santé.

On estime qu’environ 30 % de la population est sujette au moins une fois dans sa vie à un épisode de paralysie du sommeil. Plusieurs facteurs augmentent le risque d’être confronté à ce trouble. Les individus jeunes sont les plus exposés notamment. Le manque de sommeil ou un sommeil de qualité médiocre peut aussi favoriser ce phénomène, tout comme un fort stress ou un événement traumatique.

2. Les causes de cette affection

En raison de leur nature spectaculaire pour celui qui les vit, les paralysies nocturnes peuvent faire peur. Leur origine n’a rien à voir avec le paranormal toutefois et s’explique parfaitement sur le plan scientifique. L’atonie musculaire survient en temps normal durant notre phase de sommeil paradoxal, période durant laquelle se déroulent nos rêves et nos cauchemars. Le cerveau est soumis alors à une activité intense. Pour éviter que nous ne nous blessions par des mouvements brusques, une déconnexion provisoire entre les muscles et le cerveau a lieu. La glycine, un neurotransmetteur du cerveau, va empêcher les muscles de bouger. Dans certains cas, il peut arriver que cette paralysie s’étende plus longtemps, jusqu’au moment où l’on reprend conscience. Cette inhibition anormale des fonctions motrices va de pair avec une sensation de peur sous l’effet de possibles « rêves éveillés » associés à cet état inhabituel.

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La paralysie du sommeil a des causes variées. Elle est surtout facilitée par les insomnies et la position allongée sur le dos, mais aussi par d’autres facteurs comme le stress dans la vie personnelle ou professionnelle, le surmenage ou un changement de mode de vie. Les personnes naturellement anxieuses en sont plus souvent victimes. Plus fréquente chez les jeunes adultes, la narcolepsie cataplexie est un trouble du sommeil causant un relâchement des muscles en journée et des endormissements inopinés. Cette pathologie peut aussi avoir pour conséquence des paralysies du sommeil qui apparaissent de façon récurrente.

3. Les principaux symptômes

Il est possible de mettre en exergue deux principaux symptômes de paralysie du sommeil, à savoir l’impossibilité de bouger et des épisodes hallucinatoires. Si ce phénomène peut faire peur, il ne faut pas pour autant le redouter, celui-ci n’étant pas dangereux au final.

A. Une atonie musculaire complète

Il est courant de comparer la paralysie du sommeil à un rêve éveillé de courte durée. La personne va reprendre conscience pendant la nuit, mais ses seuls muscles capables de répondre sont les muscles respiratoires et oculaires. Cet état peut être une source d’inquiétude, mais ne présente aucun danger réel. Même si tout le monde n’aura pas à faire face à une telle situation, près d’un Français sur trois connaîtra dans son existence l’un de ces épisodes. Néanmoins, s’ils se révèlent très fréquents, il est recommandé de consulter un médecin pour trouver un moyen d’y remédier. Des réveils nocturnes répétés peuvent nuire à votre qualité de sommeil et provoquer une fatigue chronique au quotidien.

B. Paralysie du sommeil et hallucination

Ce phénomène de paralysie pendant le sommeil est le plus souvent associé à des hallucinations. Selon les individus, elles peuvent prendre des formes diverses. Dans la plupart des cas, une personne paralysée va ressentir une présence hostile dans sa chambre à coucher ou bien un poids pesé sur son thorax. Des hallucinations auditives, comme des bruits de pas, visuelles, avec la perception de formes, ou kinesthésiques, marquées par une impression de flottement ou de chute, sont également possibles.

4. Paralysie du sommeil : les traitements possibles

La gestion des paralysies nocturnes n’est pas toujours facile dans la mesure où il n’existe pas de traitement direct pour cette pathologie. Ce dérèglement du sommeil paradoxal ne réclame pas de consulter un médecin s’il demeure seulement ponctuel. Il est important de rester calme pendant la durée de l’atonie musculaire, en comprenant que le diaphragme fonctionne normalement et permet de respirer sans problème. Il est recommandé de ne pas chercher à lutter en voulant parler ou bouger. La meilleure attitude à adopter est d’attendre tranquillement que le phénomène prenne fin. S’imaginer dans un lieu agréable est une bonne solution pour se détendre, et soit se rendormir, soit se réveiller en pleine possession de ses moyens.


Pour éviter de nouvelles paralysies, il est conseillé de ne pas dormir sur le dos et de s’accorder un temps de sommeil important chaque nuit, en évitant les sources de stress. Selon leurs préférences, les personnes qui subissent régulièrement ces épisodes d'atonie nocturne peuvent aussi demander une aide médicamenteuse à leur médecin.

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