Parler dans son sommeil : que dit-on et pourquoi

Parler dans son sommeil : que dit-on et pourquoi
Temps de lecture : null minutes - 11/08/2022 - Julien SYLVAIN

Nous avons tous parlé dans notre sommeil un jour ou l'autre. Mais, pour certaines personnes, cela arrive très régulièrement, parfois au grand désespoir de leur compagnon ou compagne. Parler dans son sommeil traduit-il un mal-être ? Pourquoi le fait-on ? On vous dit tout.

Lire la suite

Parler sommeil

I. Définition de la somniloquie

On parle de somniloquie lorsqu'une personne émet des syllabes, des marmonnements, des vocalisations, des mots ou des phrases entières durant la nuit. Il s'agit d'un trouble du sommeil faisant partie de la famille des parasomnies qui comprend également le somnambulisme, les cauchemars, l'insomnie, les terreurs nocturnes et la narcolepsie. La somniloquie peut toucher tout le monde, adulte et enfant et aussi bien les hommes que les femmes, et on estime à 70 % la quantité de personnes qui sont touchées au cours de leur vie. Pour ce qui est des formes fréquentes, elle ne toucherait que 1,5 % de la population. À noter que ce sont les enfants et les adolescents qui sont plus souvent concernés, mais que le trouble disparaît très souvent avec l'âge.

Même si cette pathologie prête souvent à sourire, elle peut se révéler être handicapante pour ceux qui sont en couple, qui sont très bavards et qui sont touchés de manière fréquente.

Parler sommeil

II. Quand la somniloquie survient-elle ?

On peut se mettre à parler au lit en dormant à n'importe quel stade du sommeil : sommeil lent (léger et profond) et sommeil paradoxal. Pour ce qui est des périodes de la vie, cela apparaît souvent en cas de stress, lors d'un changement important ou durant un événement pénible à vivre. Le manque de sommeil, la dépression, la fièvre, l'alcool ou un rêve particulier peuvent aussi être des facteurs déclenchants. Si vous pensez que la cause de votre trouble est le stress, il est conseillé de consulter un spécialiste des thérapies cognitivo-comportementales.

Ce trouble peut se manifester seul, mais il s'associe le plus souvent à des troubles du sommeil ou à un trouble du comportement en sommeil paradoxal ou TCSP qui génère une extériorisation des rêves.

Découvrez le matelas Tediber

III. Que dit-on lorsque l'on parle en dormant ?

Lorsque l'on écoute quelqu'un qui parle durant son sommeil, on entend le plus souvent des mots, des bribes de phrases ou des phrases prononcés sur un ton interrogatif ou agressif. Cela peut aussi être des insultes. Le résultat est le plus souvent incompréhensible et il y a souvent des répétitions comme "Non !", "Putain !" ou "Pourquoi ?" qui expriment une certaine agitation. Le dormeur peut aussi émettre des chuchotements, des cris, des chants, des rires ou des pleurs.


IV. Parler en dormant empêche-t-il de faire des nuits réparatrices ?

Comme on l'a vu, la somniloquie peut se manifester à n'importe quel stade du sommeil, y compris ceux qui sont le plus propices aux rêves, à savoir le sommeil paradoxal et le sommeil profond. Selon les spécialistes, elle n'a cependant aucun impact sur la qualité du repos et sur la santé. En effet, la plupart du temps, le dormeur n'est pas réveillé par ses paroles ou ses cris. D'ailleurs, si vous dormez avec une personne qui parle durant la nuit, n'essayez pas de la réveiller ou de lui poser des questions. Il vaut mieux ne pas la perturber.

Parler sommeil

V. Faut-il consulter un médecin quand on parle en dormant ?

La somniloquie n'est pas considérée comme une maladie et il n'existe pas de traitement. Les désagréments de ce phénomène concernent surtout la personne qui dort avec celui ou celle qui y est sujet. Si c'est votre cas et que cela vous gêne, nous vous conseillons de porter des bouchons auditifs ou d'essayer de vous y habituer au mieux.

Si c'est vous qui êtes touché et que vous pensez que cela vous empêche de bien vous reposer, il est recommandé de consulter un médecin qui vérifiera que vous ne souffrez pas d'un autre trouble du sommeil. Parler en dormant de manière fréquente peut aussi révéler un stress ou une angoisse nécessitant une thérapie pour être identifiée. Dans ce cas, votre médecin vous orientera certainement vers un psychologue ou un psychiatre.

Parler sommeil

VI. Y a-t-il des cas où il faut s'inquiéter ?

Il faut s'inquiéter lorsque la personne touchée par la somniloquie est une personne âgée et que le trouble est associé à des cauchemars. Si vous avez l'impression qu'elle se bat pendant qu'elle dort, il peut s'agir d’un trouble du comportement du sommeil paradoxal (TCSP) et cela peut révéler une maladie dégénérative.

VII. Quelques conseils pour limiter de parler dans son sommeil ?

Bien qu'il n'existe pas de traitement, vous pouvez essayer de limiter vos troubles en adoptant quelques bonnes habitudes. Il est en effet conseillé d'avoir un sommeil qui soit le plus régulier possible pour atténuer les vocalisations nocturnes. Ainsi, couchez-vous tous les jours à la même heure. Ménagez-vous une période de calme juste avant d'aller au lit. Enfin, évitez les activités sportives et les exercices durant la soirée.

matelas tediber

VIII. Peut-on soulager la somniloquie grâce à l'hypnose ?

L'hypnose fait partie des solutions qui peuvent réduire efficacement les insomnies ainsi que les parasomnies telles que la somniloquie. Elle peut être effectuée sur toutes les personnes qui ne présentent pas de troubles mentaux et est très efficace sur les enfants. Lors de la première consultation, on évoque le contexte familial et social dans lequel est apparu le trouble. Suivent ensuite plusieurs séances d'une durée de 45 minutes à 1 heure, au début desquelles on évalue les effets du rendez-vous précédent. Cela permet au thérapeute d'adapter sa méthode. Chaque séance comprend ensuite 25 à 30 minutes d'hypnose.

Il arrive que l'hypnose soit efficace en une seule séance, mais on conseille généralement d'avoir recours à plusieurs rendez-vous afin de bénéficier d'effets durables. Enfin, sachez qu'il est recommandé de repartir accompagné, car la fin des séances peut s'accompagner d'un moment de confusion rendant les déplacements dangereux, surtout s'ils se font en voiture.

← Tous nos conseils pour bien choisir son matelas

L'auteur : Julien SYLVAIN

Avec plus de 13 ans d'expérience dans la literie et le textile, Julien a aiguisé sa connaissance des matériaux et des produits. Il n'a pas son pareil pour déjouer le vrai du faux dans les arguments marketing.

Lire ses autres articles
← Retrouver l'équipe de rédaction